Big Brother, non merci!

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Pour une fois, Latraverse vise juste !


La perspective d’une levée, même graduelle, du confinement nous fait déjà rêver. Après les beaux jours de l’été, imaginez à quel point nous allons appréhender la menace d’une deuxième vague et d’un nouveau confinement à l’automne ! 


Il n’est pas surprenant que Québec étudie la possibilité de mettre en place un système de surveillance de ses citoyens infectés.


Les coûts économiques et humains de cet épisode ont été assez catastrophiques, le gouvernement Legault voudra tout faire pour éviter une récidive. 


Surveillance gentille ? 


Comme le révélait Le Journal, hier, deux hypothèses sont à l’étude : faire appel à la géolocalisation ou au Bluetooth de nos appareils cellulaires. Nous serions ainsi alertés si l’une des personnes côtoyées dans les 14 derniers jours était infectée. 


Le gouvernement nous promettra qu’il ne s’agit que d’un outil pour mieux dépister les cas de COVID-19 et mieux nous protéger.  


N’empêche, accepter un tel mécanisme sous prétexte de protéger la santé publique, c’est aussi ouvrir la porte à une surveillance potentiellement plus invasive de l’État sur ses citoyens. 








Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.





Risques de dérive 


L’expérience d’autres pays révèle déjà qu’un tel « retraçage » a déjà de quoi inquiéter. 


Et pas besoin de s’inspirer de la Chine pour constater des dérives. Bien que les données recueillies soient anonymisées, en Corée du Sud, la peur du virus a donné lieu à des chasses aux sorcières.  


Ailleurs, des citoyens ont voulu espionner leurs voisins pour voir s’ils étaient porteurs du virus. 


Veut-on vraiment laisser la police traquer les citoyens en quarantaine ? Un régime autoritaire comme à Singapour devrait-il nous servir de modèle, comme le suggèrent pourtant les documents du ministère de la Santé ? 


Jusqu’où serons-nous prêts à sacrifier notre vie privée pour éviter une deuxième vague ?  


Le débat est délicat.  


Malgré la crainte d’un autre confinement, nous n’avons pas le luxe d’en faire l’économie.